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February 11, 2021
Projet ISA: Les Maladies Neurogénératives

Dans le cadre de l’élaboration du projet ISA lancé en 2019, un groupe d’élèves de la S2S poursuivent leurs recherches autour des Maladies Neurogénératives, sous la direction de Madame Zeina Daou, enseignante de français et de Monsieur Elie Hachem, enseignant de SVT.

C’est dans ce contexte que Taline Merheb, Michelle Moussaed, Christina Dagher, Dani Daou, et Joseph Dawalibi, ont interviewé Docteur Rosette JABBOUR, docteur en médecine interne et neurologue à l’Hôpital St Georges et Professeur à l’Université de Balamand, qui a expliqué la relation entre le sommeil et les maladies neurogénératives.

Elle débuta en parlant du ralentissement de l’activité du cerveau du malade lors du sommeil, engendrant une hyperactivité du système cardiovasculaire, d’où l’importance primordiale accordée à un sommeil suffisant, indispensable pour se libérer du stress quotidien et des toxines accumulées responsables des troubles cardiaques.

D’une part elle insista sur l’urgence de consulter un spécialiste lors des troubles du sommeil où d’insomnie qui peut prendre 3 formes : au début du sommeil, un réveil matinal tôt ou des réveils multiples au cours du sommeil. Même dans le cas d’une somnolence ou des crises épileptiques, si le rythme du sommeil n’est pas réglé, le patient risque d’avoir des troubles parasomniaques ou comportementaux.

D’autre part, Dr Jabbour mit l’accent sur le rôle d’un sommeil de qualité et comment bien dormir : s’agit-il de préparer une ambiance adéquate calme capable d’engendrer un bon sommeil : un bon livre, une musique préférée, lumière douce ou obscurité totale, et surtout s’éloigner des écrans….

De point de vue plus professionnel, elle expliqua le rôle de l’IRM, simple test ou imagerie magnétique qui étudie l’anatomie cérébrale pouvant détecter les lésions quelconques au niveau du cerveau. Dans les maladies neurogénératives, on voit par l’IRM une « atrophie » cérébrale à un certain niveau comme dans le cas d’Alzheimer diagnostiqué pas uniquement par l’IRM mais surtout en clinique où doit succéder une série de tests notamment le «mini mental test » pour faire le diagnostic final et par suite déterminer  le traitement à suivre. Alors que l’Electroencéphalogramme est responsable de tester l’activité cérébrale ; il s’agit d’une technique très importante afin d’étudier les étapes du sommeil et s’il y a des crises épileptiques par exemple.

Quelles sont les causes majeures de la plupart des maladies neurogénératives ?

 Dr Jabbour répondit qu’il s’agit d’une « dégénérescence des cellules » ou « mort cellulaire programmée » à un certain niveau. La cause en elle-même demeure inconnue : ce qui est connu c’est l’existence de quelques facteurs de risque comme une prédisposition génétique dans le cas de l’Alzheimer ou certains types d’aliments ou le tabagisme qui pourraient causer le vieillissement des cellules.

De même, Dr Jabbour précisa qu’il n’existe pas, jusqu’à nos jours, un diagnostic final qui pourrait prévoir ces maladies ou une disposition à les contracter : des études sont en cours. Dans le cas d’un malade d’Alzheimer, il est impossible à l’un des membres de sa famille de savoir s’il est prédisposé à développer la même maladie. Au début de la maladie il existe des « signes cliniques » qui pourraient déterminer la présence de la maladie.

Parlant des traitements dans le cas de l’Alzheimer ou de Parkinson, les traitements « palliatifs » aident le patient « à mourir tranquillement ». Il existe aussi des traitements « symptomatiques » qui traitent les symptômes cliniques et retardent ou ralentissent la progression des maladies sans être vraiment « curatifs ». Ces symptômes sont au début tolérés mais au fur et à mesure que la maladie progresse, ces derniers pourraient devenir néfastes voire dangereux pour les membres de la famille. Des centres spécialisés sont des solutions pour apprendre à la famille comment prendre en charge le malade et les médicaments comme les somnifères, les antidépresseurs et les antipsychotiques jouent le rôle de le calmer. Il s’agit d’un parcours à trois, entre le malade, le patient et sa famille.

Reste à remercier tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette activité, notamment Dr Jabbour, Taline, Michelle, Christina, Joseph et Dani, Me Zeina et Mr Elie.

Merci à Sr Saidé, Sr wafaa et Dr Arze qui ont si bien encouragé et encadré les élèves.

 

Pascale Elia Kodeih,

Enseignante de français.

Février 2021

 

 

 

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